Plusieurs citoyens ont défendu leur opposition au projet de bunker qui devrait transformer le parking ouvert, gratuit et arboré, dit "des Mésanges" en parking payant de trois étages, au prix de l’abattage de tous les arbres et haies actuellement présents et d’une minéralisation totale du sol.
Nous reproduisons ci-dessous les arguments concernant la mobilité qui ont été défendus face aux représentants de la Ville de Wavre, des architectes du projet et des représentants de la société Indigo, initiatrice du projet.

Les présentes observations visent les nuisances, en termes de mobilité et de sécurité, imposées par la réalisation d’un tel projet au quartier adjacent à celui-ci, comprenant la rue Ste Anne, la place de la Loriette, la rue du Tir et la rue du Réservoir.

- Un problème de mobilité existe déjà dans ce quartier, préalablement aux travaux envisagés avenue des Mésanges. Pour rappel, trois rues desservent ce quartier : les rues Ste Anne, rue du Tir et rue du Réservoir. Un croisement de véhicules est rendu impossible sur ces trois axes, compte tenu de l’étroitesse de la voirie. L’enlèvement des poubelles sur la rue du Tir ne peut d’ailleurs se faire par un camion poubelles traditionnel, trop large pour les lieux.
- De plus, des véhicules régulièrement mal stationnés dans la jonction, en épingle, entre la place de la Loriette et la rue du Tir inquiètent les habitants pour un éventuel accès, rue du Tir, aux services de secours. Enfin, de nouvelles habitations, en haut de la rue du Réservoir, sont venues accroître le flux de véhicules dans ce petit quartier aux accès déjà compliqués.

- Ces problèmes de mobilité, bien que préoccupants, restent à ce jour gérables grâce au bon sens des riverains occupant les lieux et surtout, grâce à la sortie existante via l’actuel parking des Mésanges. Un trajet ‘naturel’ est ainsi privilégié par les habitants du quartier. Pour traverser celui-ci, ils entrent par la rue Ste Anne, traversent la rue du Tir et ressortent par le parking des Mésanges. Les habitants de la rue du Réservoir ressortent eux également par le parking des Mésanges.

- Le projet étudié aujourd’hui, d’un parking sur trois étages, avenue des Mésanges, supprime purement et simplement cette possibilité de sortir du quartier avec son véhicule. En d’autres mots, ce projet de parking va enclaver et priver de mobilité tout un quartier ! Il subsistera deux entrées : rue du Réservoir (à sens unique) et rue Ste Anne (à sens unique) … et AUCUNE sortie !

- Pour pallier cette situation, l’autorité communale a fait rajouter au projet de construction examiné aujourd’hui une zone de retournement, sur le parking, à hauteur de la fin de la rue du Tir. Outre la crainte légitime des habitants sur les conditions d’accès à cette zone de retournement, notamment pour les plus gros véhicules de type camionnettes ou véhicules de pompier ou autre assistance d’urgence, ce semblant de solution est intenable en termes de mobilité et de sécurité du quartier. Cette zone de retournement suppose, en effet, que se croisent, rue du Tir, les véhicules venant de cette zone et ceux, traversant le quartier vers cette zone. En d’autres mots, des gens venant de la rue Ste Anne, vont, rue du Tir, croiser des gens ayant utilisé cette zone de retournement pour sortir du quartier... par la rue Ste Anne. Pour rappel, et ce, photos, à l’appui, il est IMPOSSIBLE que deux véhicules se croisent rue du Tir !

- A ce jour, l’autorité communale semble envisager cette zone de retournement comme la solution adéquate qui permettra aux habitants de faire demi-tour et d’accéder au centre-ville en remontant la rue Ste Anne et en empruntant ensuite l’avenue Henri Lepage. Un petit détour qui ne devrait pas susciter les critiques… Ce n’est pas un détour qui inquiète les habitants du quartier ! Ce qui les inquiète, c’est que le projet qu’on veut leur imposer, est intenable sur le plan de la mobilité : deux entrées vers la rue du Tir, et aucune sortie ! Nous ne vivons pas dans un piétonnier en plein centre-ville, avec des solutions adaptées à ce type d’environnement. Un accès fluide doit pouvoir être garanti à nos habitations, pour les services de sécurité (pompiers, ambulances) mais également pour fonctionner au quotidien, déposer nos courses, décharger du matériel pour les corps de métier, chauffagistes ou autres etc. La vie quotidienne demande du chargement ou déchargement de véhicules à proximité de chez soi.
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- Outre ces problèmes évidents de mobilité, les croisements impossibles envisagés vont obliger les habitants à des manœuvres non réglementaires et dangereuses, pour eux, et d’éventuels piétons, puisqu’il n’y a pas la place dans ce quartier pour des trottoirs. Des accidents seront inévitables.

- Enfin, s’il semble qu’un rapport des pompiers ait été demandé concernant l’accès au nouveau parking, sur trois niveaux, rien d’officiel ne semble exister sur la garantie d’accès des services de secours au quartier adjacent. Il semble dès lors impératif qu’une expertise des pompiers soit menée concernant l’accès au quartier si le parking devait se construire.

- Si la réalisation de ce parking inutile est acceptée, contre toute logique économique, environnementale ou citoyenne, de longs travaux impacteront gravement la mobilité au croisement du pont et de l’avenue des Mésanges. Cet axe est déjà souvent engorgé car il sert d’exutoire pour les véhicules souhaitant éviter le passage à niveau, soit venant de la rue du 4 août, soit venant de la N4 et utilisant le pont des amours pour rentrer dans le centre. D’autre part, l’avenue des Mésanges étant un axe de contournement de Wavre pour les véhicules venant de Bierges et Limal et se rendant dans le zoning Nord, la circulation du matin y est souvent très dense, et bien plus encore en horaire scolaire.
On peut donc imaginer les conséquences assez catastrophiques d’un chantier à cet endroit. Le pont des amours étant le SEUL point de passage de la voie ferrée – hors passage à niveau ¬ entre Basse-Wavre et Limelette !

- Un autre point d’attention concernant la mobilité est le fait qu’une fois le lotissement du champ Ste Anne terminé, cela fera 600 familles qui se rendront à Wavre (ou ailleurs ?) pour y faire leurs courses...En voiture pour la plupart, car... ça monte ! Et, dès lors, pour retourner chez eux, une partie de ces familles utiliseront la rue Ste Anne. Une autre remontera soit par l’avenue Lepage, soit par la chaussée de Bruxelles. Il est impératif que soit réalisée une étude préalable quant à l’impact de ce nouvel afflux de véhicules sur la mobilité de la rue Ste Anne.

En résumé, le problème de mobilité au sein du quartier Ste Anne / rue du Tir est connu et n’a rencontré aucun intérêt à ce jour de la part des autorités communales. Ceci étant, les habitants du quartier ont trouvé un modus operandi viable, en empruntant un schéma circulaire : entrée par la rue Ste Anne, traversée de la rue du Tir, et sortie par le parking des Mésanges. Ce trajet impose que soit maintenue une sortie des véhicules via le parking. Le projet étudié, dont personne ne peut honnêtement imaginer la rentabilité, ne le permet pas et envisage une zone de retournement qui n’apporte, compte tenu de la configuration des lieux, aucune solution de mobilité, prive tout un quartier d’accessibilité aux besoins légitimes du quotidien, y compris l’accès aux services d’urgence et accroit considérablement les risques d’accident. La sécurité et la mobilité du quartier, prérogatives de l’autorité communale, ne seront, avec la concrétisation de ce projet, plus assurées.

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Dossier "Parking des Mésanges" à Wavre : les différents articles.

- Parking à Wavre : de mauvais choix en choix du pire
- Il faut verdir le parking des Mésanges
- Parking des Mésanges : un crime contre l’Environnement
- Parking des Mésanges : l’impossible mobilité
- Parking des Mésanges : un labyrinthe infernal pour les riverains
- Parking des Mésanges : un coût social inacceptable
- Parking des Mésanges : économiquement absurde !

Image par Marzena P. de Pixabay