A 50 ans passés , Roman Katsev , homme frileux de cœur et d’âme , revient visiter la chambre où sa mère s’est terrée pendant la guerre. L’amour envahissant de cette femme hors du commun survit dans les objets épars qu’elle a laissés.

A un point tel, ou tellement palpable, que l’écrivain se surprend à lui parler , à dialoguer avec elle , avec son ombre , avec l’ombre qu’il est d’elle. Il a des comptes à régler avec elle et il va le faire , mais avec une infinie tendresse.

Dans cette expédition aux confins du souvenir et de l’amour filial, la pente est escarpée, et la corde raide pour passer le complexe d’Œdipe. Un faux pas et l’on bascule dans le cabotinage ou , pire la sensiblerie à bon marché.

Gérard Duquet : "Romain Gary n’a jamais cessé de changer, de superposer les visages, les noms, les identités , d’où l’idée d’un monologue où il serait à la fois le fils et la mère dans un corps à corps virtuel , et même une communion physique , les deux finissant par se confondre comme Romain Gary confondait sa vie avec son œuvre.

J’ai voulu aussi écrire un monologue drôle dont Gary aimait se défendre de toute autre influence littéraire que celles de W.C.Fields, Chaplin et Groucho Marx.

En fait, un parcours humain puisqu’il prétendait qu’aimer est une aventure sans carte et sans compas où seule la prudence égare."

Une Tendresse Essentielle
D’après « La Promesse de l’Aube » de Romain Gary
Adaptation de Gérard Duquet
Mise en scène de Jean-Daniel Nicodème
Avec Gérard Duquet

Du 26 octobre au 20 novembre 2005
Du mardi au samedi à 20h15
Le dimanche à 16h

Comédie Claude Volter
98 avenue des frères Legrain
1150 Bruxelles

Infos et réservations : 02/762 09 63

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