En 2006, nous avons à nouveau le plaisir d’admirer ce travail fantastique et éphémère que nous envient toutes les grand-place d’Europe : le tapis de fleurs de Bruxelles. Depuis le 12 jusqu’au 15 août, la Grand-Place s’animera sur fond chatoyant ...d’un kaléïdoscope géant.

Les bégonias ont le tournis !

Symétrie et équilibre ? En effet. Mais en apparence seulement. Car les 9 rosaces qui composent cette merveilleuse tapisserie végétale sont montées sur de vastes plateaux tournants, ajoutant ainsi une belle dose de mystère à sa contemplation.

Le mouvement est délibérément lent et majestueux : moins d’un tour par minute. Le diamètre important des supports rend cette rotation subtilement, mais immédiatement perceptible. Il amène à la méditation, devant les différentes orientations de cette rose des vents multiple et originale.

En 2006, c’est bien l’alchimie du Moyen-Âge qui a inspiré les concepteurs de cette réalisation d’exception, qui ne peut s’admirer que tous les deux ans. Choix très judicieux, puisque tous les bâtiments de la Grand-Place puisent précisément leurs racines dans l’Art Royal. Et ce nouveau concept de rotation élégante ne serait-il pas un hommage sympathique à Galilée, qui soutenait bien : “Eppur, si muove” ?...

Les riches mystères de l’Alchimie

Vous voici devant une tapisserie majestueuse et luxuriante. De plus, votre regard s’arrête sur les 9 rosaces qui soutiennent sa composition. Leur lente rotation vous amène à la rêverie, peut-être même à la méditation. Cette étonnante réalisation a nécessité un million de bégonias et les soins attentifs d’une centaine de jardiniers experts. Elle s’étend sur 1800 m2 et n’est visible que 5 nuits et 4 jours. Mais quelles énigmes cache-t-elle ?...

Perfection des dessins...

Les alchimistes du Moyen-Âge ont développé un faisceau de sciences souvent ésotériques. Tous les bâtiments de la Grand-Place portent leur marque, évidente ou discrète. Le Tapis de Fleurs 2006 s’inspire de leur rose des vents parfaite : l’étoile à huit branches. Symbole de l’équilibre cosmique, elle se centre naturellement dans un tracé octogonal. C’est celui que l’on retrouve dans les rosaces et sur les dallages des plus belles cathédrales gothiques et de la Renaissance.

Dans beaucoup de croyances, le Huitième Jour évoque aussi la résurrection, la transfiguration, l’annonce d’une ère future éternelle. Et pourquoi les mathématiciens ont-ils choisi le 8 couché comme signe de l’infini, croyez-vous ?

Ce chiffre mythique se retrouve dans tous les entrelacs du Tapis de Fleurs. Plus un autre : le 9. Il y a 9 motifs qui rythment ce tableau magnifique. Pensez que le 9 est le “dernier des chiffres”, double évocation de la fin et du recommencement. Ou songez aux 9 Muses, enfantées par Zeus à la suite de... 9 nuits d’amour !

... et flamboyance des couleurs

Jaune lumière d’Or, orange des flammes et rouge du principe de vie fondamental et universel : la force et l’éclat de cette palette alchimique est remarquablement solaire. Elle fait vibrer harmonieusement les vénérables pierres et les ors de leur écrin passager. Soutenue de blanc, de vert et de rose, elle illustre aussi la sélection rigoureuse effectuée par les maîtres horticulteurs de Gand, spécialistes du bégonia. Cette fleur à bulbe, originaire d’Amérique du Sud, est appréciée pour sa résistance aux intempéries et la vivacité de ses coloris. Nul doute que les centaines de milliers de visiteurs, souvent venus du monde entier, garderont un souvenir ébahi de ce spectacle grandiose.

Eppur, si muove ?

Cette phrase célèbre de Galilée voulait souligner la rotation de la terre autour du soleil. Mais les tribunaux de l’Inquisition en avaient jugé autrement. Cette année, des milliers de bégonias tourneront au centre de la place que Cocteau appelait “la plus belle du monde”. Un double pivot, en quelque sorte. Pour le double plaisir de l’œil et de l’esprit, sans aucun doute...

N.B. Ceci est un communiqué de l'organisateur. Le présent site ne peut donc tenu pour responsable de son contenu.