L’épouse de Paul Cauchie était une artiste peintre de grand talent. Plus de vingt de ses œuvres - aquarelles, huiles, gouaches...- n’ayant jamais été exposées en public inaugurent le programme des manifestations consacré au Centenaire de la Maison Cauchie. Les œuvres proviennent de collections privées, notamment de la petite-fille de Paul Cauchie. L’exposition est agrémentée de nombreux documents d’époque, photos et archives familiales.

Bâtie en 1905, à l’époque des épousailles de Paul Cauchie et de Lina Voet, la demeure de la rue des Francs à Bruxelles, est ornée de scènes qui chantent l’amour et la féminité. Les traits des gracieuses allégories qui animent les murs rappellent ceux de la jeune mariée, rencontrée quelques années plus tôt à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles.

En façade, le passant attentif relèvera la présence de la mention « Mr & Mme Cauchie / Décorateurs / Cours privé d’Art Appliqué / Peintures / Dessins / Broderie d’Art / Applications diverses ». D’après cette inscription, Lina travaille aux côtés de son mari et contribue à l’originalité de l’entreprise.

A l’ombre d’un acteur de la modernité

Dans la Belgique de la Belle Epoque, les artistes qui travaillent en couple ne sont pas rares. Habituellement, les épouses conservent une position en retrait et se mettent au service des projets de leur conjoint. Ainsi Maria Sèthe contribue-t-elle activement aux recherches de son mari, l’architecte Henri Van de Velde. Pour sa part, Hélène Du Mesnil réalise des broderies raffinées d’après les cartons dessinés par son époux, le sculpteur Isidore De Rudder.

Chez les Cauchie, Paul s’affirme clairement à l’avant-scène. Le large éventail de services qu’il propose lui permet d’attirer une clientèle variée. Miser sur la diversification de l’offre s’avère judicieux dans le contexte de concurrence extrême qui règne à la Belle Epoque.

Bien sûr, pour honorer les commandes qui affluent, le créateur a besoin d’aide. Son épouse peut parfaitement le seconder, elle qui a suivi une formation approfondie en dessin, peinture de figures et décoration. La mère de la jeune femme, couturière de profession, lui a sans doute également appris le maniement de l’aiguille.

En pratique, l’étendue des activités de Lina apparaît difficile à cerner. Seule certitude : toute sa vie durant, elle pratique la peinture de chevalet.

Fidèle à l’art du pinceau

Les toiles réunies pour l’exposition Sur les traces de Lina Cauchie témoignent du talent pictural de l’artiste, qui poursuit sa production jusqu’à un âge avancé et participe à des expositions collectives.

Adepte de l’huile et du pastel, elle livre des tableaux de chevalet de format limité. Ce sont des portraits mais aussi des études de nus, des représentations de figures isolées et des natures mortes.
L’illusionnisme des débuts va céder progressivement la place à un travail plus libre, où la couleur prendra le pas sur le dessin. Entre autres modèles privilégiés, Lina choisit sa fille et sa petite-fille.

Réalisée en collaboration avec Alexia Creusen, Docteur en Histoire de l’Art, la scénographie de l’exposition propose un parcours initiatique illustré de nombreux agrandissements de photos d’époque.

Exposition accessible du 9 au 24 avril 2005
de 13 à 19 heures (tous les jours sauf lundi)

Prix d’entrée : gratuit
Visite du rez-de-chaussée (meublé, restauré, décoré de graffites) : 4 €

Maison Cauchie
5, rue des Francs à 1040-Bruxelles

Informations au public :
Téléphone : 02.673.15.06 - 02 733 86 84
Fax : 02 673 15 06

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