L’histoire de la photographie est peuplée d’une succession d’inventions conscientes ou inconscientes. En 1956, Pierre Cordier invente un procédé qu’il nommera chimigramme.

Cinquante ans plus tard, il continue à explorer les ressources infinies de son procédé qui combine la physique de la peinture (vernis, cire, huile) et la chimie de la photographie (émulsion photosensible, révélateur, fixateur) ; sans appareil photographique, sans agrandisseur et en pleine lumière.

Le chimigramme qui apparaît dès lors comme une fusion intime des deux techniques, donne toujours lieu à un débat intéressant. Le but de Cordier est d’obtenir une image qui ne ressemble à rien d’autre qu’à un chimigramme, une image libre de toute référence : ni peinture, ni photographie, ni dessin à l’ordinateur.

L’exposition Pierre Cordier, Cinquante ans du chimigramme constitue la rétrospective la plus importante de son œuvre après celle présentée à Bruxelles en 1988 au Musée d’Art moderne. Elle s’inscrit dans la politique du Musée visant à présenter les grands auteurs et notamment ceux ayant participé à la création photographique et plastique en Belgique. Elle offre ainsi une occasion idéale de s’interroger sur l’œuvre unique de Pierre Cordier, entre photographie et peinture.

Au Musée de la Photographie de Charleroi, du 27 janvier au 8 avril 2007.

Le Musée est ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h (fermé les lundis). Gratuit le 1er dimanche du mois.
11 Av. Paul Pastur B-6032 Charleroi (Mont-sur-Marchienne).
Tel. 32 (0)71 43.58.10 - Fax 32 (0)71 36.46.45.
E-mail : mpc.info@museephoto.be - www.museephoto.be

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