En quelques années, Gad Elmaleh, qui a
débuté, comme bon nombre d’humoristes,
dans des petits lieux souvent boudés voire
ignorés du public, a franchi toutes les étapes.
Jusqu’à être élu unanimement l’homme le
plus drôle de l’année.

Aujourd’hui, il s’offre
une tournée des zéniths et même un peu
plus : le voilà en effet seul humoriste
francophone à s’exporter à Londres et aux
Etats Unis.

Gad Elmaleh star ? Passionné de
musique et grand amateur de jazz, il a en tout
cas conçu ses spectacles comme de véritables
concerts rock : éclairages sophistiqués, son
impeccable et à gros volume...

Et il veille au
moindre détail, le tout au service de la bête
de scène qu’il est. Car il n’est pas question
de décevoir un public qui a parfois acheté ses
places plusieurs mois à l’avance. « Cela me
met une pression énorme mais de toute manière
je ne sais pas m’économiser. Je n’envisage pas ce
métier autrement qu’en mouillant la chemise. Si
je ne transpire pas sur scène, c’est que cela ne va
pas. »

Dans son spectacle actuel, Papa est en haut,
il reprend les recettes qui ont fait son succès :
des textes largement autobiographiques, pas
de politique et pas de sexe.

Sur ce dernier
sujet, il est catégorique : « Je suis bien trop
pudique, je ne saurais pas être drôle ou touchant. »
Touchant, il l’est dès qu’il aborde le monde
de l’enfance. Un thème qui constitue le fil
conducteur de son show. « En tant que père
je suis en observation permanente. »

C’est donc
en regardant son fils ou en l’attendant à la
sortie de l’école qu’il a affiné les attitudes
dont il se sert si justement pour évoquer les
bambins. Balancement des bras, démarche,
mines... Tout y est, jusqu’à ce jeu benêt qui
consiste à se couvrir la tête de son manteau !

Il en ressort une immense tendresse qui
n’est jamais incompatible avec la parfaite
lucidité. Les adultes s’extasient toujours
devant les dessins de leur progéniture ?
Hypocrisie rétorque Gad Elmaleh qui dit tout
haut que certains peuvent tout de même être
franchement mauvais. « Quand on est parent on
s’extasie systématiquement, s’amuse-t-il. Cela
dit, je veille toujours à ne pas choquer ou faire de
la peine. Je me suis fixé une limite : quand je sens
que ça grince, j’arrête. »

Autre « gimmick » du spectacle, Gad Elmaleh
ne résiste jamais longtemps au plaisir
de prendre sa guitare, notamment pour
la comptine qui donne son titre aux deux
heures de rigolade non-stop. Voilà bien
une de ces absurdités qu’il adore épingler :
comment papa, qui est en haut, peut-il
faire des gâteaux ? La cuisine se trouve
d’habitude en bas. Cela cacherait-il quelque
chose ?

Quoi qu’il en soit, on ne relève pas
ce genre de cachotterie dans la famille
Elmaleh. Elle forme un clan et Gad Elmaleh
se déplace rarement sans quelques-uns
de ses membres. Son père qui l’a initié au
mime est aujourd’hui son manager. Sa soeur
Judith, sa collaboratrice artistique. Elle ne
se gêne pas pour le remettre en place si,
par hasard, il lui arrivait de se prendre trop
au sérieux. « Ses conseils me sont précieux car
elle est la seule capable de me freiner quand je
tombe dans la facilité » , dit l’intéressé à son
propos. Quant à maman, elle n’est jamais
très loin. Parfois même dans les coulisses où
il lui arrive de l’approvisionner en savoureux
détournements de la langue française. « Le
canapé qui claque pour le canapé clic-clac, c’est
elle ! » confesse-t-il.

Forest-National, les 19 et 20 novembre 2009 à 20h30.

Réservations : 0900/00.456 et c-live.be

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