Un habitué de la Belgique, notamment avec un passage en février 2006 avec Il Silenzio au Palais des Beaux-Arts, le metteur en scène et acteur Pippo Delbono revient avec deux spectacles dans deux de nos villes ce mois de mars. Il passera d’abord par Liège avec Questo Buio Feroce au Théâtre de la Place du 21 au 25, puis s’arrêtera un soir à Bruxelles avec Urlo au Palais des Beaux-Arts.

Urlo

Entre cabaret populaire et poésie corporelle, danse de vie et théâtre de la crudité, rage et sagesse, plaçant sur un même plan scénique des musiques populaires éclectiques et les paroles humanistes, les spectacles de Pippo Delbono se glissent dans les interstices d’une fragile humanité. Tous ces ingrédients sont aussi présents dans Urlo, spectacle créé à la taille de la Carrière de Boulbon lors du Festival d’Avignon 2004, retravaillé pour la scène, présenté avec succès à Paris et invité au Palais de Beaux-Arts. Urlo c’est le cri du nouveau-né, mais aussi la plainte du supplicié, la gueulante de l’enragé qui annonce l’urgence d’un monde plus humain. Dans la langue de Dante et de Leopardi, c’est le hurlement du vent et des loups, la clameur de la multitude du peuple insoumis. Urlo est un cri de colère jeté à la face des puissants, mais surtout un cri d’amour !

Questo Buio Feroce

« Je ne vois pas l’utilité de la discrétion, ou mieux, je ne vois pas l’utilité de confier un témoignage aux mains ou à la bouche des autres ». Ainsi, commence l’introduction du livre autobiographique de l’auteur américain Harold Brodkey qui a largement inspiré Pippo Delbono pour Questo Buio Feroce.

La découverte de « Histoire de ma mort » est en effet une véritable révélation pour l’artiste italien qui y voit une rencontre extraordinairement mystérieuse. « Dans ce voyage, j’ai retrouvé mon voyage, mon histoire ». Il est question dans ce roman d’un voyage dans la mort. Et celle-ci plane, omniprésente, sur la scène. Mais Questo Buio feroce est d’abord un hymne à la vie, dans sa prise de conscience lucide et profonde.

Un espace, blanc, réceptacle de lumières, sert de toile de fond à ce qui ressemble à un véritable défilé de vies. Entre réalité et fiction, les références (à Antonin Artaud, à Pina Bausch, ...) se mélangent, composant d’émouvants tableaux, pour un spectacle qui oscille, comme souvent chez Pippo, entre cabaret populaire et poésie corporelle. Bientôt, la musique envahit encore la scène et laisse émerger l’amour, plus fort que la blessure, plus fort que l’obscur ! Et c’est bien là qu’opère la magie Delbono !

Créé au Teatro di Roma, après avoir entamé une première étape de travail au Théâtre de la Place, Questo Buio Feroce est à découvrir pour cinq représentations et goûter (encore) au génie expressif de ce véritable poète de la scène.

Mardi 27 mars 2007 à 20h30 au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles - Salle Henry Le Bœuf Du 21 au 25 mars 2007 au Théâtre de la Place à Liège - Grande Salle

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