Août 1905 : Albert Cohen se balade dans Marseille, le jour de ses 10 ans, lorsqu’un camelot en train de vanter les mérites de son détacheur universel le traite de youpin et le chasse violemment.

1972 : le grand écrivain, sur l’autre rive de la vie, livre son testament. “ Ne pas haïr importe plus que l’illusoire amour du prochain ”. Avec une lucidité, un aplomb qui interpellent toutes les consciences, l’auteur de “ Belle du Seigneur ” dit, redit, réinvente et recrée l’incroyable naufrage d’un enfant exclu qui malgré le camelot et « ses pareils en méchanceté » ne cessera d’en appeler à la fraternité.

Après une centaine de représentations en Belgique, en France et au Luxembourg, à l’occasion d’une invitation à jouer le spectacle à Marseille dans le cadre d’une semaine consacrée à Albert Cohen, Bernard Cogniaux reprendra pour 10 représentations exceptionnelles ce spectacle créé en 2000 par le Rideau de Bruxelles, (prix du Théâtre 2000 Seul En scène).

« Bernard Cogniaux rend pleine justice à l’humanité, à la saveur et à la profonde révolte de l’écrivain. »
La Libre Belgique

« Une très belle rencontre entre l’un de nos grands comédiens jouisseurs de mots et la langue de Cohen (1895-1981), qui respire avec une incroyable saveur, pleine d’humour et de blessures jamais cicatrisées. » Le Soir

« Bernard Cogniaux, dirigé par Jonathan Fox, raconte ce texte, sans apprêt, sans l’interpréter, il le dit et chaque mot nous parvient avec la rondeur, la finesse, la clairvoyance et la poésie de l’auteur de ce testament philosophique qui nous lègue la tâche de poursuivre ce devoir d’humanité pour lequel nous sommes sur terre. » L’Écho

« Cogniaux n’est ni juif ni un vieux monsieur qui se penche sur son passé. Et pourtant, le spectacle fonctionne. Parce que la langue de Cohen a une force de séduction verbale : c’est une pensée qui ose la redondance et la surenchère, à la fois lyrique et ironique, sensible et généreuse. Et puis, il y a la conviction et la sobriété du jeu de Bernard Cogniaux. » Radio Bruxelles Capitale

« Ce monologue, on le reçoit comme une véritable gifle porteuse d’un grand espoir. Albert Cohen réussit le tour de force de remuer les consciences en évitant soigneusement de se poser en moralisateur, dans ce style singulier qui lui est propre, à la fois teinté d’humour et d’un lyrisme devant lequel l’indifférence ne peut être de mise. De ce spectacle, on sort grandi avec la furieuse envie de rencontrer ce petit garçon pour lui tendre la main, le protéger de la fureur des hommes. » Vers L’Avenir

Avec BERNARD COGNIAUX. Mise en scène JONATHAN FOX. Costume FRANÇOISE VAN THIENEN. Peinture du décor Nicolas marchant. Régie générale et éclairages MARCEL DERWAEL. Régie ALAIN MAGE.

Du 24 MAI AU 04 JUIN 2005
au Petit Théâtre du Palais des Beaux-Arts.
Du mardi au samedi à 20h15.
Relâche les dimanches et lundis soir.

Réservations : 02 507 82 00 du lundi au samedi de 9 à 19 h
ou www.ticketclic.be

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