Si l’on ne tient pas compte du trajet (en covoiturage, c’est parfait) et du logement (location d’appartement, chambre chez un particulier ou dans une pension ou, pour les courageux qui n’ont pas peur de la pluie, le camping), le budget se limite aux frais de télésièges ou téléphériques. La montagne reste encore, en-dehors de cela, gratuite. Ouf !

Une via ferrata, c’est de l’escalade. Donc, il faut un baudrier, une "personnelle", des gants et des chaussures de marche (pas ses chaussons, inutiles ici). Car on marche beaucoup. Dans des conditions, parfois, très difficiles. Mais les semelles de ce type de chaussure adhèrent correctement à la roche... et leur constitution protège bien les chevilles. Plus une longe spéciale, constituée de deux mousquetons reliés par des cordes dynamiques. Le truc est qu’il faut toujours qu’il y en ait au moins un des deux accrochés au câble. Une fois qu’on a pigé cela, on sait faire de la via ferrata.

Donc, on accroche au câble les deux mousquetons de la longe, et on commence à grimper. A chaque jonction de câble, on fait passer les mousquetons de l’autre côté, l’un après l’autre, et on poursuit son chemin. Le reste n’est que technique et endurance.

Cela se fait parfois dans les nuages.
Cela se fait aussi parfois en plein soleil.
Cela se fait aussi parfois dans des couloirs souterrains, en pleine roche.
Cela se fait aussi parfois en pleine foule, sur les voies très fréquentées.

A la patience, il convient donc d’ajouter à son équipement, outre le traditionnel T-shirt, un polar pour les zones froides (on passe régulièremet de la face nord à la face sud et inversément, soit du gla-gla venteux à la cuisson sur grill), et un K-Way au cas où on se retrouverait coincé par la pluie. Plus une lampe frontale. Plus encore une bonne paire de jambes pour s’encourir vers le premier refuge si le premier coup de tonnerre sonne dans les environs. Ainsi que de l’eau, en suffisance, et quelques bâtons de céréales et fruits secs.