Qui est donc cette Maria de Buenos Aires, imaginée par le bandonéoniste et compositeur de tango le plus célèbre du vingtième siècle, Astor Piazzolla (pour la musique) et Horacio Ferrer (pour le livret) ? Une icône ? Un opéra de chambre ? Une femme ? Une ombre ? Une prostituée des bas-fonds de Buenos Aires qui meurt et ressuscite ? Un tango ? Le tango ? Le port de Buenos Aires ? Elle est tout cela à la fois, Maria de Buenos Aires.

Pour le dire autrement : Maria de Buenos Aires est le seul opéra jamais composé par Astor Piazzolla. Sublime voyage musical et chorégraphique dans l’Argentine des années vingt, il retrace l’histoire du tango à travers la vie de la prostituée Maria : son ascension dans la banlieue de Buenos Aires, son heure de gloire dans les cabarets du centre ville, son épuisement, son déclin, sa mort et sa renaissance spectaculaire à la fin de l’opéra.

Si Lorent Wanson a imaginé monter ce spectacle à la sensualité à fleur de peau et à l’énergie débordante, c’est parce qu’il ne raconte pas seulement l’histoire d’une des plus poétiques, surréalistes musiques du monde mais aussi parce qu’il ouvre sur la complexité de l’être humain.

Cette complexité qu’il cherche à approcher dans chacune de ses mises en scène. Dans un décor simple, épuré, les danseurs, les acteurs, les chanteurs, l’Ensemble Musiques Nouvelles, en un seul cœur, donnent vie à un spectacle autant pictural que musical, un spectacle où la magie ne provient pas de la recherche d’une quelconque perfection mais des déséquilibres sensuels qui sont l’essence même du tango et de Maria de Buenos Aires.

Opéra-tango d’Astor Piazzolla
Mise en scène de Lorent Wanson
Une création du manège.mons-Centre Dramatique/ Musiques Nouvelles/ Coproduction avec le Phénix / Scène Nationale de Valencienne / Avec l’aide du Feder

Texte : Horacio Ferrer - Musique : Astor Piazzolla - Traduction française : Jean-Claude Masson - Coordination musicale : Jean-Paul Dessy - Assistante à la mise en scène : Bérengère Deroux - Chorégraphie : Maryline Lefor, Vincent Morelle - Scénographie, costumes : Anne Guilleray - Lumières : Guy Simard - Son : Daniel Léon - Assistant technique : Robert Dubois - Chargées de production : Bérengère Deroux, Julie Grawez - Régie générale : Manu Yasse Interprétation : Roberto Cordova, Delphine Gardin, Philippe Grand’Henry, Maryline Lefor, Nathalie Mellinger, Vincent Morelle, Grégory Praet - Musiciens (Ensemble Musiques nouvelles) : Berten D’Hollander, Dominica Eyckmans, François Haag, Ville Hiltula, Hugues Kolp, Véronique Lierneux, Jean-Michel Monart, David Nunez, Sarah Picavet, Louison Renault, Jean-Pol Zanutel. Photos : Alessia Contu

Au Théâtre National de Belgique, du 15 au 19 novembre.

Informations et réservations : http://www.theatrenational.be.

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