A peine remercié de France Inter, Stéphane Guillon a décidé
d’aggraver son cas sur scène. Chroniqueur acide, cynique et
caustique, Stéphane Guillon ne se démonte jamais et dégaine des
petites phrases assassines, avec pour seul objectif le plaisir du
public. Insidieux et affûté, ce matador, malin et malicieux propose
une ballade indolente et saignante, à travers ses portraits,
chroniques et sketches. Il distille avec élégance des textes incisifs
à l’écriture ciselée suscitant le rire et surtout les fous rires... Liberté
suveillée
, son nouveau spectacle, sera à découvrir le mercredi
10 novembre sur la scène du Théâtre Saint-Michel à Bruxelles.

Avec ses chroniques au vitriol et une “méchanceté” assumée,
Stéphane Guillon, congédié depuis le 23 juin de France Inter,
revendique sa dimension de “sale gosse” politiquement
incorrect, qui a fait depuis deux ans le bonheur de deux millions
d’auditeurs chaque jour.

Né le 6 décembre 1963 à Neuilly-sur-
Seine, le petit Stéphane veut devenir comédien, fasciné par
les films de cape et d’épée, notamment ceux de Jean Marais.
Il commence sa carrière d’acteur
dès 17 ans, mais traverse une
longue période de vaches
maigres, avec de petits rôles
dans des films.

Pourtant, depuis
ses débuts d’humoriste en 1995,
Stéphane Guillon a choisi le côté
sombre de l’humour, ce qui lui
vaut le surnom de ‘Dark Vanneur’.

Son spectacle Petites horreurs
entre amis
a été créé en juillet
2002 à Avignon puis joué au printemps 2003 à La Main d’Or
avec, comme pour les précédents, un joli succès d’estime.

Sa
carrière ne prend un sérieux coup d’accélérateur que lorsque
Stéphane Bern l’invite au Fou du roi, sur France Inter, au début
des années 2000. Il a alors près de quarante ans. Stéphane
Guillon dresse les portraits des invités présents sur le plateau,
un job qui lui déplaît par “son côté arène” où “quelqu’un venu
de nulle part se permet d’étriller des vedettes”. Mais “quand on
vous propose quelque chose sur le tard, après des années de
galère et de persévérance, vous avez l’intime conviction qu’il ne
faut pas louper le coche”, ajoute-t-il.

Puis en 2002, il change de registre en rejoignant Thierry Ardisson dans Salut les Terriens
sur Canal+, émission où il passe en revue l’actualité de
la semaine, un rôle qui lui sied davantage.

Il mène en parallèle
une carrière de comédien. Il apparaît notamment au cinéma
dans A vendre de Laetitia
Masson, Comment j’ai tué mon
père
d’Anne Fontaine (aux
côtés de Michel Bouquet et
Charles Berling), Moi, César, dix
ans et demi
de Richard Berry.

En 2005, il triomphe avec un
nouveau spectacle, En avant la
musique
, au Théâtre Trévise,
si bien que le spectacle est
prolongé.

Stéphane Guillon
a su transposer son succès
télévisuel sur les planches.

A partir de janvier 2008, il
propose des billets “d’humeur” sur France Inter du lundi
au mercredi à 7H55. Dans ces chroniques, l’humoriste
barbu aux cheveux savamment décoiffés égratigne
plus d’une personnalité, notamment le directeur du FMI
Dominique Strauss-Kahn sur ses liaisons extra-conjugales
et la première secrétaire du PS Martine Aubry, comparée à
“un pot à tabac”, mais aussi Eric Besson dont il moque
le visage “de fouine”.

Appréciés par les auditeurs,
puisque parmi les plus téléchargés sur internet, ces billets
déplaisent fortement à Jean-Luc Hees, patron de Radio
France, et à Philippe Val (directeur de France Inter), qui
le lui font savoir.

“Humoriste, ça devient de plus en plus
compliqué. Il faut faire attention à tout, peser chaque mot.
Si on continue, c’est un métier qui va disparaître : comme
maréchal-ferrant, il n’y en aura plus !”, regrettait récemment
l’humoriste.

Admirateur de Coluche, Pierre Desproges, Thierry
Le Luron, ami de Guy Bedos, Stéphane Guillon revendique
“sa dimension de salle gosse” et de bouffon qui peut
“emmerder le roi”, n’appartenant ni à la gauche ni à la droite.
Il assume à 100% son rôle de “méchant” politiquement
incorrect : “Bigard, c’est l’humour gras, moi, c’est le méchant,
c’est comme ça”, dit-il. Le revers de la médaille ? “Il arrive que
quand je tiens la porte à une vieille dame, elle me dise Tiens,
vous êtes gentil
. Donc ça m’oblige à avoir un comportement
exemplaire dans ma vie de tous les jours”, avoue-t-il.

Evincé de la matinale de France Inter, il va rester très
occupé, notamment grâce à son spectacle Liberté surveillée
au Théâtre Dejazet à Paris, à l’affiche jusqu’en 2011
avec un passage en Belgique le 10 novembre prochain
au Théâtre Saint-Michel à Bruxelles.

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