Sorti en 1970 aux Etats-Unis, ce dessin animé est le dernier initié par Walt Disney.

Il met en scène une famille de chats aristocratiques, enlevés par un valet félon, qui se retrouvent plongés dans un Paris populaire (vision caricaturale de la France au temps des Années Folles) où jazz, swing et joie de vivre pallient à l’absence de fortune.

Un film porté par une bande originale endiablée, trépidante, pleine de bonne humeur, dont "Tout le monde veut devenir un cat", qui avait été à l’origine prévue pour Louis Armstrong, est le meilleur exemple.

Rien d’étonnant, donc, que les bonus soient concentrés sur la musique. On y trouve quelques pépites. La première se concentre sur les frères Sherman, qui composèrent certaines chansons. Outre quelques anecdotes où l’on apprend qu’ils envoyèrent à Maurice Chevalier une imitation du générique avec sa voix franchouillarde afin de le convaincre de le chanter (ce fut sa dernière interprétation), ils nous offrent une chanson inédite. Prévue au story-board, elle fut retirée de la version finale. Les bandes et les plans du story-board avaient heureusement été conservés, ce qui permet de la découvrir en pseudo-animation.

Les autres bonus sont entièrement dédiés à l’univers félin : un documentaire humoristique sur l’histoire des relations entre l’homme et le chat, et un court-métrage avec l’adorable Figaro, le chaton de Pinocchio. Ce qui nous rappelle qu’il y a bien longtemps que l’on entend miauler dans l’œuvre de Walt Disney.