Pour pratiquer la via ferrata, il faut... des vias ferratas. Soit des voies d’escalade équipées de câbles auxquels on peut s’accrocher avec une longe spéciale, pour grimper en toute sécurité. Et des voies comme celles-là, en Belgique, il y en a encore peu.

A ma connaissance, une dans la salle de Jambes, et toutes les autres en falaise : à Landelies, à Marche-les-Dames et aux Grands-Malades (Namur). Autant dire qu’on les connaît vite par cœur.

En France, l’activité devenant populaire, les voies se multiplient. Au grand déplaisir des alpinistes, qui n’apprécient pas de voir leur territoire grignoté par d’autres, plus avides de sensations fortes que de belle montagne. Car, dans l’Hexagone, on en installe principalement pour le touriste, dans des lieux propices aux impressions vertigineuses. D’où des voies très équipées, qui tentent d’augmenter votre taux d’adrénaline avant tout. Mais qui permettent de s’adonner à ce formidable sport, pas trop, trop loin de la Belgique..

En Italie, les voies ont d’abord été construites pour des raisons utilitaires, ce qui change fondamentalement leur configuration. Certes, elles passent par des lieux vertigineux, mais elles ont été faites avant tout pour se déplacer. D’où des voies mêlant randonnée et escalade, permettant de parcourir de longues distances ou d’arriver haut, à des endroits que le niveau moyen qui est le mien ne me permettrait sans doute pas d’arriver sans l’aide de ce fameux cordon ombilical sécurisant qui nous relie à la montagne, et qui est le câble.