A Marselane, Sadim le montreur d’ours meurt d’une crise cardiaque lors d’une démonstration. Une fausse rumeur court jusqu’aux autre saltimbanques : les villageois l’ont tué pour avoir osé jouer avant la Saint-Luc, premier jour officiel de la fête foraine. De cette méprise, va découler une terrible malédiction que les forains vont proclamer à l’encontre des habitants de Marselane.

Les villageois, privés de la fête qui clôture la belle saison, envoient alors deux émissaires pour parlementer avec le prévôt des forains. Alban et Lauric partent pour un périple chargé d’aventures, d’amour et de morts, parsemé de personnages cocasses et inquiétants. Parviendront-ils à lever la malédiction et à ramener la fête dans la cité maudite avant le début de l’hiver ?

La Cie des bonimenteurs est connue pour ses animations dans les festivals et autres fêtes de rue où elle excelle par son art du boniment. Pourquoi diable se lancer dans l’adaptation d’un roman belge contemporain ? La Cie s’inscrit dans un mouvement de théâtre de rue qui s’impose partout en Europe depuis plusieurs années. La volonté d’évoluer et de ne pas nous figer dans une seule forme nous a toujours importé. Conserver notre bagage de bonimenteur tout en proposant un spectacle d’une heure trente sur tréteaux était pour nous un défi ! Le relever avait pour but d’affirmer notre identité et de nous confronter à une nouvelle forme théâtrale.

Le propos de l’œuvre défend une idéologie chère à notre Cie : la fête et la présence des saltimbanques sont nécessaires à la société ! Le parcours initiatique des héros nous donne une leçon de vie quant aux valeurs d’entraide, d’itinérance et de multiculturalité. Le courage des personnages rappelle aussi la nécessaire liberté des artistes par rapport au pouvoir politique !

Pour concrétiser un tel contenu, il fallait chercher à renouveler et à améliorer notre forme artistique. Pour ce faire, nous avons voulu affirmer la dimension d’ouverture de la Cie en rencontrant d’autres artistes, a priori éloignés du théâtre de rue. Ainsi, la confrontation au texte et à la langue d’Adamek, un de nos meilleurs auteurs belges (lisez Adamek en réédition chez Labor), nous a permis de mieux comprendre pourquoi et comment il est nécessaire de prendre la parole aujourd’hui dans un théâtre populaire. Le travail avec Dominique Serron (« Lolita », « Le Décaméron »,...) metteur en scène spécialisée dans l’adaptation d’œuvres littéraires, nous a donné un bagage classique qui nous faisait défaut. La confrontation à la technique ancestrale des tréteaux nous a permis de dépasser notre manque de moyen et d’exploiter une nouvelle forme scénographique. Le risque de ce mélange culturel a été payant puisqu’il nous a permis d’évoluer, d’affirmer notre identité et de présenter une histoire et un spectacle que nous aimons.

Pour toutes ces bonnes raisons, nous ne pouvons que vous inviter à découvrir « La fête interdite », afin d’être certain qu’elle ne le soit jamais !

Mise en scène : Dominique Serron

Avec Michaël Cluckers, Mélanie Delva, Lise Dineur, Samuel Laurant, Robert Lemaire,
Frédéric Nyssen, Sylvie Van Loo, Vincent Zabus

Dans le cadre de "Nivelles - Ville des Mots"
Le 16 mars à 11h (scolaire) et à 20h (tout public)
Le 17 mars à 13h30 (scolaire)
Ancienne Caserne des Pompiers
Infos et réservations : 0494/23.88.17

Dans le cadre de "Latitude 50°" - Marchin (Huy)
Les 15 et 16 avril à 20h30 - Chapiteau de Latitude 50°
Infos et réservations : 085/41.35.38

Dans le cadre du Festival de Spa
Les 18 et 19 août - heure à préciser

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