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::: LUCRECE BORGIA de Victor Hugo :::

::: Théâtre
Du 20/04/2010 au 9/05/2010

« La République est une idée,
la République est un principe,
la République est un droit.
La République est l’incarnation même du progrès. »
(Victor Hugo)

L’œuvre entière de Hugo est traversée par l’énergie révolutionnaire. Elle témoigne d’un temps où on pensait que l’art pouvait changer la vie et la société. C’est pour cela qu’il faut la faire entendre à l’heure où les dirigeants politiques, économiques et médiatiques de la planète s’efforcent par tous les moyens de réduire l’humanité à l’impuissance, à la passivité et au cynisme fataliste du constat.

Lucrèce Borgia n’est pas une pièce historique. C’est un théorème, au sens pasolinien. Hugo y expose l’impasse de l’immobilisme politique et social et de la soumission du faible au fort.

Lucrèce et Génnaro ne sont pas du même monde : elle exerce le pouvoir, il aspire à la révolution. Elle est fille, elle est sœur, elle est mère. Elle est femme, confrontée à une meute d’hommes. Il est un enfant du drapeau qui ne connaît pas sa famille. Un déraciné en quête d’identité. Un enfant qui veut un avenir. La raison et le sang devraient les réunir, la tragédie va les déchirer.

Quand l’acteur s’avance au proscénium, il faut qu’il nous parle frontalement. Que les mots anciens qu’il prononce résonnent au cœur de nos préoccupations contemporaines.

La domination des nantis s’étale aujourd’hui avec une arrogance qui n’a rien à envier à celle des Borgia ou de Charles X.

Cette bande de jeunes gens révoltés qui arrachent le B de Borgia au fronton du palais ducal de Ferrare ne ressemblent pas seulement aux ouvriers typographes insurgés qui, en 1830, défilaient dans les rues de Paris au cri de « vive la république ! » en réclamant la liberté de la presse. Elle nous renvoie aussi à l’image de ces enfants humiliés qui incendient des voitures dans les banlieues abandonnées des cités européennes.

Que dire, enfin, de cette femme muselée par le secret ; écrasée sous le joug séculaire du pouvoir patriarcal ?

Le temps passe, l’oppression demeure.
C’est parce qu’elle a un fils que Lucrèce Borgia ne peut se satisfaire d’une vision cynique et désabusée du monde. C’est parce qu’elle est mère qu’elle a besoin de sens, de justice. Comme tous les parents, elle souhaite pour ses enfants une vie meilleure que la sienne. C’est parce que Gennaro lui survivra qu’elle est contrainte d’envisager l’avenir. Une goutte d’humanité suffit parfois à relancer l’Histoire.
Le vingtième siècle a célébré la fin de la tragédie. Il l’a enterrée avec pertes et profits au nom de la « mort de dieu ». Le théâtre s’en trouve souvent réduit à un journalisme de constat ou à une ironie de petit malin. Mais l’enjeu tragique, ce n’est pas Dieu, c’est le sacré. C’est-à-dire les valeurs par lesquelles l’humanité réinvente elle-même son projet à chaque moment de son histoire.
Lucrèce Borgia s’ouvre sur ces mots d’Oloferno : « Nous vivons dans une époque où les gens accomplissent tant d’actions horribles qu’on ne parle plus de celle-là. »

De quel temps s’agit-il ?
Le XVIème siècle où vécut le personnage historique ?
Le XIXème siècle de Victor Hugo ?
Où le nôtre ?

Frederic Dussenne

Interprétation : Nicolas Achten, Valérie Bauchau, Rachid Benbouchta, Alan Bourgeois, François Delcambre, Simon Gautiez, Pierre Haezaert, Philippe Jeusette, Juan Martinez, Pierre Verplancken.

Mise en scène : Frédéric Dussenne

Coproduction : L’Acteur et l’écrit, Le manège.mons/Centre Dramatique et L’Atelier théâtre de Louvain-la-Neuve, avec la participation du Centre des Arts Scéniques. Co-réalisation : LA SERVANTE

Dates : Du 20 au 29 avril et du 5 au 09 mai 2010
Les mardis à 19h - Du mercredi au samedi à 20h15
Les dimanches 25 avril et 09 mai à 16h

Dates autour du spectacle :

Du 20 avril au 09 mai 2010 - Exposition aux cimaises du Théâtre de la place des Martyrs

Lundi 26 avril 2010 à 20h15 - Concert : « PALMO VENNERI, pianiste, joue CHOPIN » - Musique romantique à l’occasion du 200ème anniversaire de la naissance de Chopin

THEATRE DES MARTYRS
22, place des Martyrs,
1000 Bruxelles.

Parking Alhambra :
14 boulevard Emile Jacqmain.

Info et réservations
www.theatredesmartyrs.be
theatre.martyrs@busmail.net
02/223 32 08



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