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::: L’éternel retour de la Game Boy suite) :::

  

Depuis 1989, une minuscule console résiste encore et toujours à tous les envahisseurs technologiques. La Game Boy, malgré ses modestes performances comparées à ses consœurs de salon, a offert aux enfants certains des meilleurs jeux vidéo. Elle a subi un (très utile) lifting le 28 mars 2003.

Trente années d’existence ! Imagine-t-on que les premiers joueurs sont presque quadragénaires ? C’est en effet en 1972 que Nolan Bushnell créait "Pong", un jeu de "tennis" - les raquettes étaient symbolisées par deux rectangles de part et d’autre d’un écran noir où un carré blanc, la "balle", rebondissait sur les bords. Un concept archi-simpliste, mais qui allait faire le tour du monde et faire la fortune de la mythique "Atari".

Depuis, s’est écrite d’année en année l’histoire passionnante d’un domaine où tout fut à inventer, qui vit des réussites éclair, des innovations technologiques fabuleuses, mais aussi des désillusions terribles et des faillites catastrophiques. Tous les pionniers ont aujourd’hui disparu, mais les concepts qu’ils ont installés sont restés.

En 1976, Mattel lançait le premier jeu mobile, dans un boîtier de la taille d’une calculatrice. Alors que "Pong" nécessitait un poste de télévision pour jouer, le joueur devenait indépendant. La première console portable était née.

L’année suivante, Atari imaginait la VCS 2600. Alors que sa première console était dédiée intégralement à un jeu, celle-ci permettait de varier le choix grâce à des cartouches contenant chacune un jeu.

En 1980, au Japon, une vieille compagnie de cartes à jouer nommée Nintendo se lançait dans l’aventure avec des jeux portables, les "Game and Watch", des mini-consoles dédiées chacune à un jeu très simple. C’est là que sont nés Donkey Kong et Super Mario. Mais en 1989 allait arriver une vraie révolution avec la Game Boy. Un petit écran noir et blanc, sans éclairage, mais une autonomie exceptionnelle (14 heures) et un jeu culte, Tetris qui, avec bien d’autres cartouches exceptionnelles, allaient lui permettre de conquérir le monde.

Depuis, Nintendo l’a fait évoluer. Un écran plus grand et plus précis avec la "Game Boy Pocket", toujours noir et blanc, en 1996. Une version couleurs en 1998, la "Game Boy Color" qui connaîtra son apogée avec le jeu Pokemon, en 2001.

Coup de génie : chaque nouvelle version restait compatible avec les anciens jeux, offrant même le luxe de coloriser automatiquement ceux qui avaient été programmées en noir et blanc. La ludothèque de la Game Boy s’accroissait donc, chaque année, de dizaines de nouveaux titres et les joueurs n’étaient pas obligés de se débarrasser de leurs jeux en passant à une version plus moderne.

Un concept qui fut maintenu pour la puissante Game Boy Advance, lancée en 2001. Souffrant d’un écran très peu lisible, elle nécessitait de se trouver dans d’excellentes conditions d’éclairage pour jouer. La nouvelle version, la "Game Boy Advance SP", pallie ce défaut. Le joueur peut allumer un rétro-éclairage lorsque l’ambiance lumineuse extérieure n’est pas suffisante.

Mais c’est surtout par son extrême compacité que cette nouvelle console se démarque des précédentes : un carré de 8 cm de côté, que l’on déplie en deux parties. Un écran en haut (32.000 couleurs, avec une excellente résolution), les boutons de commande en bas. Nintendo annonce une autonomie de 10 heures (18 heures si le rétro-éclairage n’est pas allumé), grâce à une batterie Lithium Ion intégrée, rechargeable en trois heures.

Le processeur 32 bits qui gère la console est plus puissant que les consoles de salon d’il y a quelques années, et comme toujours, deux à quatre consoles peuvent être connectées entre elles pour jouer à plusieurs.

Disponible en trois couleurs métallisées, argent, noir et bleu, cette console est une vraie réussite (mais chère : entre 129 et 139 Euros), qui va conforter la Game Boy dans sa position de console la plus vendue au monde. Les plus anciens regretteront qu’elle ne soit plus accompagnée par Tetris. Nostalgie, nostalgie...

Article paru dans "Le Ligueur" en 2003.

(par Patrick Pinchart)


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