Il y a 3 ans, le Musée de la Photographie avait présenté l’exposition Trop de peines Femmes en prison de Jane Evelyn Atwood, qui avait suscité un large intérêt auprès du public créant le débat sur la situation pénitentiaire féminine. Du 5 mars au 29 mai 2005, les photographies de Jane Evelyn Atwood occuperont à nouveau les cimaises du musée avec Sentinelles de l’ombre qui traite de la question des mines antipersonnel.

De 2000 à 2003, Jane Evelyn Atwood, en collaboration avec Handicap International, a rencontré, photographié et recueilli les témoignages de victimes de mines antipersonnel au Cambodge, au Mozambique, au Kosovo, en Angola et en Afghanistan.

« Mon travail m’a conduite au cœur de quelques-unes des régions les plus pauvres du monde, de pays ravagés par des décennies de guerre et appauvris par des dictateurs ou des politiciens corrompus, de pays infestés de mines par des puissances extérieures, puis de nouveau minés par leur propre population au cours de guerres civiles sans merci.
Ces pays ont été saignés à blanc jusqu’à ce qu’il ne reste plus que les gens, des êtres extraordinaires qui, envers et contre tout, ont réussi à survivre - sans jambes, sans bras, aveugles, les chairs déchiquetées, avec ou sans prothèse, leurs enfants cassés et mutilés pour toujours.
Au cours des vingt dernières années, plus de trois cent soixante types de mines antipersonnel ont été développés. Une fois en place, ces armes restent en sommeil, jusqu’à ce qu’elles explosent, par simple contact, ou sous la pression d’un poids.

Ces mines ne visent pas des victimes précises mais mutilent sans discrimination.

En 2002, plus de 85 % du nombre total de victimes de mines antipersonnel étaient des civils, parmi lesquels de nombreux enfants. Les mines antipersonnel sont conçues pour estropier, non pour tuer. Le handicap des victimes les empêche de travailler et fait d’eux un fardeau pour la société. Les familles se retrouvent affaiblies, les individus marginalisés. Lorsque tant de gens ne peuvent pas travailler, quand la terre ne peut pas être cultivée, l’économie elle-même devient handicapée. Tout ce qu’il faut pour reconstruire un pays - irrigation, infrastructures, réimplantation des réfugiés après la guerre - devient infiniment plus compliqué si le pays est miné. »

Ce travail photographique de quatre ans, complété des récits que Jane Evelyn Atwood fait de ses rencontres avec des victimes, a été publié aux éditions du Seuil en 2004. Le Musée de la Photographie a souhaité que ce témoignage, sobre et fort à la fois, soit également présenté au public sous la forme d’une exposition qu’il a donc entièrement produite. Quatre-vingts photographies en noir et blanc, portraits d’hommes, de femmes et d’enfants au destin brisé, racontent la violence de ces armes et les conditions de vie des victimes mais aussi les aides et le soutien qu’elles reçoivent.

En collaboration avec Handicap International Belgique.

Le Musée de la Photographie organisera, pendant l’exposition, une rencontre-débat à laquelle participeront Jane Evelyn Atwood et un collaborateur de Handicap International Belgique.

Informations et réservations à partir du 25 février au 071 43 58 10.

Visite guidée des expositions temporaires pour les visiteurs individuels ou en petit groupe (8 personnes max.)
les dimanches 6 mars, 3 avril et 8 mai à 15h30. Réservation téléphonique souhaitée. PAF : 2,50 € d’entrée et 2,50 €/pers. pour la visite.

Le Musée de la Photographie à Charleroi / Centre d’art contemporain de la Communauté française Wallonie-Bruxelles est ouvert du mardi au dimanche de 10 à 18h, fermé les lundis.

Av. Paul Pastur 11,
B - 6032 Charleroi. Tél. 32 71 43.58.10 - fax 32 71 36.46.45
E-mail : mpc.info@museephoto.be - www.museephoto.be

Photo : Violeta Dukaj, démineuse de Danish Church Aid, met sa prothèse.

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