Cette exposition montre le travail du metteur en scène, chorégraphe et plasticien Jan Fabre, vu par l’œil de photographes célèbres. Dans Le temps emprunté, Fabre combine une sélection de ses propres esquisses et dessins - à l’encre de Chine ou au bic bleu - avec des photos que ses amis photographes ont faites de ses productions théâtrales durant les répétitions ou même en pleine représentation.

Le regard du metteur en scène croise celui des photographes et livre un regard personnel sur l’univers de Jan Fabre, avec un puissant impact visuel et un point de vue du « spectateur idéal ».

L’Anversois Jan Fabre se déplace librement dans toutes les disciplines artistiques. Au cours des 25 dernières années, il a produit plus de 30 spectacles de danse, de théâtre et d’opéra, tout en poursuivant son métier de plasticien. Douze photographes (Helmut Newton, Carl De Keyser, Robert Mapplethorpe, Jorge Molder, Nalou Swinnen, Dirk Braeckman, Maarten Vanden Abeele, Wonge Bergmann, Jean-Pierre Stoop, Pierre Coulibeuf, Filip Van Roe et Patrick Selitto) ont mis en images ses mises en scène depuis les années 1980. Chaque photographe réagit différemment aux œuvres de Jan Fabre, utilise son propre langage figuré et dès lors quitte le terrain de la photographie documentaire et usuelle.

L’exposition contient au total 251 œuvres : photos noir et blanc et photos couleurs (122) des photographes mentionnées ci-dessus, et dessins aux crayons de couleur (119) et maquettes (10) de Jan Fabre. Les œuvres les plus récentes traitent de l’œuvre théâtrale Requiem für eine Metamorphose que Fabre a réalisé durant l’été 2007, à la demande du Salzburger Festspiele.

Biographie de Jan Fabre

Jan Fabre (Anvers, 1958) est connu, tant en Belgique qu’à l’étranger, pour être un des artistes les plus d’avant-garde et protéiformes de son époque. Depuis 25 ans, il se distingue en tant qu’artiste de performance, forgeron de théâtre et d’opéras, chorégraphe, auteur et artiste plasticien. Quel que soit le genre qu’il aborde, il en déplace systématiquement les frontières. C’est d’ailleurs ce qui lui a valu de créer la controverse tout ou long de son parcours artistique.

Il a commencé ses études au Stedelijk Instituut voor Sierkunsten et à la Koninklijke Academie voor Schone Kunsten. Entre 1976 et 1980, Fabre écrit son premier texte théâtral et fait sa première performance solo. À partir de 1980 il commence à mettre en scène : Theater geschreven met een K is een kater (1980). En 1982, il devient célèbre avec Het is theater zoals te verwachten en te voorzien was. En 1984, il présente De Macht der Theaterlijke Dwaasheden à la Biennale de Venise. Depuis, Fabre s’est taillé une place parmi les artistes les plus multidisciplinaires de la scène artistique internationale. Il rompt avec les canons du théâtre classique en y introduisant des « real time performances » - qu’il qualifie parfois d’installations vivantes - et explore les possibilités chorégraphiques radicales pour revisiter la danse traditionnelle.

En 1986, la compagnie Troubleyn est fondée comme structure de production pour lancer et produire les productions de théâtre, de danse et d’opéra de Jan Fabre. Le nom, qui signifie « être fidèle », insiste sur l’idée que l’on peut travailler en toute confiance, sur le long-terme, avec des personnes qui ont une même vision.

Jan Fabre s’est aussi fait remarquer comme dessinateur grâce à ses dessins réalisés avec des bics. En temps que sculpteur, il a fait des statues en bronze telles que De man die de wolken meet (1998), De man die vuur geeft (1999), Searching for Utopia (2003), Totem (2004) sur la Ladeuzeplein de Leuven, Astronaut die de zee dirigeert (2006). À partir des années 1990, il commence à travailler avec des carapaces de coléoptères : nous citerons The grave of the unknow computer (1994), Zelfportret als Joker (1997) etc. En 1990, il a tapissé le « Tivoli » avec du papier gribouillé au bic. En 1988, il fait la même chose dans un hall d’entrée : De blauwe ruimte. En 2000, il place des tranches de jambon sur les colonnes de l’Aula à Gand. Heaven of Delight, l’une des œuvres les plus célèbres de Jan Fabre, est le revêtement du plafond de la Salle des glaces du Palais Royal de Bruxelles, à la demande de la reine Paola (2003). Vers la fin des années 1970, Jan Fabre a fait pas mal de films. Le tout culmine dans une installation, The Angel of Death (2003).

Artiste associé de l’édition 2005 du Festival d’Avignon, Jan Fabre a récemment créé le Requiem für eine Metamorphose à la Felsenreitschule de Salzbourg et à la RuhrTriennale de Bochum (août 2007) et I am a Mistake, commande du réseau ECHO, à Athènes et Bruxelles (décembre 2007).

Enfin, Fabre n’est pas seulement un artiste mais se veut aussi un penseur. En 1999, il publie le magazine multidisciplinaire Janus. En 1992, il reçoit le Prijs van de Vlaamse Gemeenschap voor Beeldende Kunst. En 1994, il est artiste en résidence à deSingel à Anvers. En 2004, il devient Grand Officier de l’Ordre de la Couronne.

Palais des Beaux-Arts - Entrée Rue Royale
Rue Royale 10
1000 Bruxelles

Heures d’ouverture
Mardi > dimanche, 10:00 > 18:00
Jeudi, 10 :00 > 21 :00

Entrée libre

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